publié le samedi 17 septembre 2005
Après avoir sorti un « Philiadelphia Experiment », le label RopeADope, par le producteur Aaron Levinson, a eu la bonne idée de s’attaquer en 2002 à Detroit pour nous faire découvrir un assemblage des meilleures cuvées musicales du moment !
On y reconnaîtra une saveur générale très Jazzy et Funk, mais ausi des touches Electro, Hip-hop et Gospel. Toutes ces créations ou interprétations mèlent les époques, du Funk de la Motown à l’électro futuriste de Carl Craig, créant un mélange curieusement homogène.
La recette :
Réunir les meilleurs musiciens de Détroit. Les enfermer pendant 5 jours en plein centre de la Motor City, bien secouer. Laisser les enregistrements pendant quatre mois aux bons soins de Carl Craig et Karriem Riggins. Récupérer le résultat, l’album est prêt !
Les ingrédients principaux :
Carl Craig à la production : mentoré par Derrick May, il fait partie de la « deuxième génération » de DJs/producteurs technos de Detroit. On notera ses intrusions dans le Jazz avec Innerzone Orchestra, la production d’un album de Recloose sur son label Planet-e et de nombreux remixes, de Laurent Garnier (The Cloud Making Machine Reworks Vol 2 - F Communications) à Cesaria Evora (Angola - BMG France). Il est également le fondateur du Célèbre Detroit Electronic Music Festival (DEMF). On reconnaîtra (ou non) ses rythmes house appuyés sur le morceau « Think Twice », un véritable titre Dancefloor !
« Assistant » à la production, Karriem Riggins : Batteur de jazz, il a également produit des titres pour The Roots, Erika Badu, Slum Village ... Il apporte sur Detroit Experiment sa touche Hip-hop, plus que marqué sur le morceau « the way we make Music », carrément hip-hop.
Le trompettiste Marcus Belgrave : il a été « Sideman » pour les plus grands : Ray Charles, Ella Fitzgerald, Charles Mingus, McCoy Tyner, Marvin Gay, B.B. King ... Résident de Detroit, il participe beaucoup au développement musical de la ville, en co-fondant un pogram d’études de Jazz au « Detroit Metro Arts Complex » et membre du programme d’études du Oakland University jazz.
On ajoutera aussi Amp Fiddler, qu’on ne présente plus depuis son album Waltz of a Ghetto Fly, avec une interprétation en solo (Chant et synthés) de « Too High » de Stevie Wonder qui donne un ampleur électro à ce titre ultra-connu tout en conservant l’émotion du morceau original.
Pour encore plus d’originalité, et assez rare pour être signalé, la violoniste jazz Regina Carter nous donne l’occasion d’apprécier le titre Revelation, le violon n’étant pas un instrument beaucoup utilisé en jazz.
Le reste des musiciens ne dépareille pas. Il faut les découvrir sur cet excellent album, résultat d’une fusion intéressante entre différents styles musicaux dont le seul point commun, mais pas le moindre, est Detroit. G.E.
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